mercredi 1 décembre 2010

Un peu de culture !

 
Un peu de culture !
Je suis en train de faire un petit travail pour présenter la musique pour orchestre de Claude Debussy. Et j’ai trouvé pas mal de citation de lui … Comma ça, cela fait un peu almanach Vermot mais … À méditer ? C’est avant tout une ode à la liberté, comme sa musique. Il y a un peu de cynisme par rapport à son art, c’est parfois surprenant, sa musique est libre mais très travaillée et très écrite.


L’art est le plus beau des mensonges. 

Je n'aime pas les spécialistes. Pour moi, se spécialiser, c'est rétrécir d'autant son univers. 

N’écoute les conseils de personne, sinon du vent qui passe et nous raconte les histoires du monde. 

Être supérieur aux autres n'a jamais représenté un grand effort si l'on n'y joint pas le beau désir d'être supérieur à soi-même. 

De tout temps, la beauté a été ressentie par certains comme une secrète insulte. 

Voir le jour se lever est plus utile que d'écouter la Pastorale

Il n'y a pas de théorie : il suffit d'entendre. Le plaisir est la règle.

La musique doit humblement chercher à faire plaisir, l'extrême complication est le contraire de l'art.

Berlioz attache une boucle romantique à de vielles perruques.

Je suis assez rapide pour composer ; mais je suis extrêmement lent pour me décider à le faire. 

Je suis très honteux de l'avouer, mais j'ai bêtement faim.

Wagner :un beau coucher de soleil que l'on a pris pour une aurore ...

Tout le monde ne peut pas être Shakespeare, mais on peut chercher, sans se diminuer, à être Marivaux.

Choisir celui qui crie le plus fort n’est pas suivre le plus grand.

Il faut laisser les héros à leurs légendes, sans quoi ils deviennent ridicules et boursouflés.

Laissons les grands poètes tranquilles. D’ailleurs, ils aiment mieux ça… En général, ils ont très mauvais caractère.

On cherche trop à écrire, on fait de la musique pour le papier, alors qu’elle est faite pour les oreilles !

Les musiciens n’écoutent que la musique écrite par des mains adroites ; jamais celle qui est inscrite dans la nature.

En règle générale, toutes les fois, qu’en art, on pense à compliquer une forme avec un sentiment, c’est qu’on ne sait pas ce qu’on veut dire.

Sur la 2e symphonie de Mahler : « Ouvrons l'œil (et fermons l’oreille)… Le goût français n’admettra jamais ces géants pneumatiques à d’autre honneur que de servir de réclame à Bibendum. »

L’extrême complication est le contraire de l’art. Il faut que la beauté soit sensible, qu’elle nous procure une jouissance immédiate, qu’elle s’impose ou s’insinue en nous sans que nous n’ayons aucun effort à faire pour la saisir.

Par quelle suite de miracles ces deux mots : art, règlement, ont-ils pu se trouver associés, c’est proprement inimaginable.

 Mon procédé consiste surtout à me passer de tous les procédés

3 commentaires:

  1. Ces citations sont d'autant plus intéressantes qu'elles sont discutables!
    J'aime beaucoup celle qui commence par "L'extrême complication est le contraire de l'art", même si je ne suis pas encore sûr d'en partager le point de vue. En tout cas, je m'interroge sur la place des oeuvres qui ne peuvent être comprises ou appréhendées qu'avec des explications préalables, et qui les laissent donc les profanes sur le carreau.
    Je connais très peu la musique de Debussy. Il m'est arrivé - à tort - de la comparer à de la musique d'ascenseur. Il y a peu de temps, lors d'un concert, j'ai découvert et aimé "Embarquement pour Cythère".

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  2. En effet, certaines de ces citations me paraissent discutables, surtout si on les mets en rapport avec son œuvre. Celle-ci est très raffinée et travaillée au moment de l’écriture … (Contrairement à l’appel à la simplicité … En fait il cherche une fausse simplicité apparente, je pense)

    Il y a un appel à la liberté qui se reflète bien dans son œuvre, mais même si il ne le veut pas en écouter les conseils, il prend partout ses sources, entre autres dans la musique Germanique …

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  3. Pour compléter le tableau dans une autre tonalité, voici quelques citations extraites du "Dictionnaire de la Bêtise et des erreurs de jugement" de Guy Bechtel et Jean-Claude Carrière :

    "Ce n'est plus de la composition, c'est de la décomposition. La musique de Debussy a la grâce d'une jolie poitrinaire, aux regards languissants, aux gestes anémiés et dont la perversité a le charme de ce qui est frappé de mort. Une symphonie, un morceau, sont un organisme. L'organisme Debussyste rappelle celui des méduses dont la substance translucide s'irise brillamment aux rais du soleil au fleur de la vague, mais qui ne seront jamais que des protozoaires." (Alfred Mortier - Rubriques nouvelles - 1909)

    Ce que pensais Camille Saint-Saens de Debussy dans une lettre écrite en 1920 à Maurice Emmanuel :

    " ... Le Prélude à l'apm d'un faune est d'une jolie sonorité, mais on n'y trouve pas la moindre idée musicale proprement dite ; cela ressemble à un morceau de musique comme la palette sur laquelle un peintre à travaillé ressemble à un tableau. Dans Pelléas, où il a supprimé non seulement le chant, mais la déclamation, sauf la dernière scène, la musique ne s'accorde nullement avec la pièce ; elle pourrait aussi bien s'adapter à toute autre chose.
    Debussy n'a pas créé de style ; il a cultivé l'absence de style, de logique et de sens commun. Mais il est vrai qu'il avait un nom harmonieux, s'il s'était appelé Martin, on n'en aurait jamais parlé. Il est vrai que dans ce cas, il aurait probablement adopté un pseudonyme."


    Enfin, n'oublions pas la magnifique critique parue au Guide Musical après la première du "Prélude à l'après-midi d'un Faune" :

    Que Monsieur Debussy revienne a plus de simplicité et on peut lui promettre un brillant avenir. »

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